Le monde selon Garp – John Irving

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©Points, 1998

Résumé de l’éditeur : Jenny Fields ne veut pas d’homme dans sa vie, mais elle désire un enfant. Ainsi naît Garp. Il grandit dans un collège où sa mère est infirmière. Puis ils décident tous deux d’écrire, et Jenny devient une icône du féminisme. Garp, heureux mari et père, vit pourtant dans la peur : dans son univers dominé par les femmes, la violence des hommes n’est jamais loin…

J’ai le sentiment qu’il me faudrait une deuxième lecture pour bien comprendre ce roman. Je suis restée assez hermétique à la vie de Garp que je perçois avant tout comme un homme névrosé.

Le monde selon Garp, c’est Garp lui-même et les quelques personnes qui constituent son petit microcosme face à une vaste humanité hostile et dangereuse :

« Garp se méfiait de la plupart de ceux vers qui sa femme et ses enfants se sentaient attirés ; il avait un besoin pressant de protéger les rares êtres qu’il aimait contre ce que représentaient – imaginait-il- ‘tous les autres’. » (p.263)

« Garp rêvait en effet de pouvoir un jour acheter une forme d’isolement pour se couper de l’horreur du monde réel. Il imaginait une espèce de forteresse où Duncan et lui et Helen (et un nouveau bébé) pourraient vivre à l’abri des agressions, et même du contact, de ce qu’il appelait ‘le reste de la vie’. »  (p.471)

Le malaise qui hante le héros et qui est symbolisé par le « Crapaud du ressac » imprègne toute la narration. Le talent de John Irving est d’avoir transmis ce malaise au lecteur mais un peu trop efficacement pour moi. Je l’aurais peut-être mieux supporté si j’avais un tant soit peu apprécié le personnage ; hors Garp m’est apparu comme un homme « égocentré » et de ce fait antipathique.

Outre la narration en elle-même, « Le monde selon Garp » est plein d’interrogations sur la société, la vie et la mort ainsi que sur l’écriture et ce qu’est être écrivain.

Hormis quelques passages qui m’ont fait oublier que j’étais en train de lire j’ai eu du mal à me laisser porter par le roman. Je n’ai pas eu envie de l’abandonner mais je n’étais pas impatiente de le retrouver. Je l’ai trouvé long et les nombreuses mises en abyme consacrées aux écrits de Garp m’ont un peu lassée… C’est un bon roman, je comprends parfaitement son succès, mais ce n’était peut-être tout simplement pas le moment pour moi de le lire…

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12 réflexions sur “Le monde selon Garp – John Irving

    • Je n’ai pas vu le film, ce qui est aussi bien. J’ai d’abord découvert le roman, pourquoi ne pas découvrir maintenant son adaptation cinématographique ? Je vais attendre un peu car j’ai encore trop en tête les personnages tels que je les ai imaginés physiquement…

  1. Irving a fait partie des auteurs qui ont compté, à un moment de ma vie, je ne sais pas si j’aimerais autant maintenant… mais je garde un très bon souvenir de celui-ci.

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