Le fils – Philipp Meyer

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©Albin Michel, 2014

« Le fils » est l’histoire d’une famille texane qui s’est adaptée à tous les changements s’opérant autour d’elle. Vivant pendant plusieurs générations de l’élevage, les McCullough se sont peu à peu tournés vers l’exploitation pétrolière et ont bâti une immense fortune grâce à leur capacité  à sentir le vent tourner.

Le patriarche Eli, son fils Peter et son arrière-petite-fille Jeanne Anne reviennent sur leurs trajectoires individuelles et retracent ainsi le parcours des McCullough de 1847 à 2012.

Eli a été marqué par son enlèvement à l’âge de 11 ans par une tribu Comanche au sein de laquelle il a finalement vécu trois années. Avoir vu sa famille se faire tuer sous ses yeux et avoir dû apprendre à survivre au jour le jour parmi sa nouvelle tribu a forgé son caractère. C’est un homme dur, qui manque d’humanité. Il tue sans culpabilité pour assurer sa prospérité. Il semble tout diriger, tout contrôler alors que sa jeunesse a sans cesse été soumise à la volonté d’autrui : il est devenu Comanche de force puis incorporé contre sa volonté au corps des Rangers.

Peter est l’homme le plus sensible de la famille et s’est toujours senti en décalage par rapport à son père et ses frères. Il est rongé par la culpabilité de n’avoir pu empêcher le meurtre de la famille Garcia, voisine des McCullough. Il aspire à vivre le plus honnêtement possible du bétail et est réticent à l’idée de faire fortune avec le pétrole. Il lui faudra beaucoup de courage pour imposer à sa famille son amour pour une femme rejetée de tous les McCullough.

Sa petite-fille Jeanne Anne passera sa vie à se faire une place dans un milieu très masculin. Elle est frustrée de n’avoir pas eu la même éducation que ses frères et nourrit de nombreuses rancœurs à l’égard de son père. Elle s’affirme finalement en sauvant le ranch familial de la faillite grâce à l’exploitation des puits de pétrole présents sur ses terres.

Chacun des trois personnages raconte son histoire mais comme détaché, sans implication. C’est un aspect du livre qui m’a gênée car il m’a empêchée de donner corps aux protagonistes. Qu’il s’agisse d’Eli, Peter ou Jeanne Anne le ton semble le même. J’ai vraiment trop senti la présence de l’auteur derrière ces récits. J’ai par ailleurs trouvé qu’en dépit des vies complexes qu’il leur a inventées P. Meyer apporte peu de soin à la construction de ses personnages. Ils ne sont que très peu décrits et manquent de relief.

L’auteur semble bien connaître le Texas et son histoire. Son roman ne m’est hélas apparu que comme un prétexte pour romancer l’Histoire.

Je n’ai pas été très enthousiasmée par ce roman qui est en plus cousu de fautes d’orthographe…

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5 réflexions sur “Le fils – Philipp Meyer

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