127 heures – Aron Ralston

ralston
©Pocket, 2011

Samedi 26 avril 2003. Aron Ralston est un sportif accompli : randonneur, vttstite, skieur et surtout alpiniste chevronné. Il a déjà entamé avec son succès son programme d’ascension des cinquante-neuf sommets de plus de 4000 mètres du Colorado, où il vit en colocation avec quelques amis. Il aime les défis et pratique essentiellement l’alpinisme en solitaire et par temps hivernal. En cette fin avril il a envie d’aventure dans le désert et se rend en Utah afin de découvrir le Blue John Canyon. Il commet une erreur qui va lui coûter très cher : il ne planifie pas à l’avance son parcours et n’en informe par conséquent personne avec précision. Alors qu’il est parti depuis plusieurs heures et n’a plus pour toute réserve que deux burritos, des muffins et quelques centilitres d’eau, il s’appuie sur un rocher qui glisse et lui bloque totalement la main droite. Il va rester coincé au fond du canyon pendant 5 jours, sans possibilité d’être secouru. Il ne va pas dormir pendant 127 heures et va devoir se contraindre à s’auto-amputer le bras pour miraculeusement survivre.

Je connaissais cette histoire véridique pour avoir vu le film tiré du témoignage d’Aron Ralston et réalisé par Danny Boyle. J’ai eu envie de lire les mots du protagoniste, de découvrir sa perception des événements. Bien-sûr ce témoignage est terrible mais je l’ai trouvé moins dur à recevoir que les images du film qui m’avaient vraiment marquée. Tout le texte d’Aron Ralston n’est pas consacré au récit de ses jours passés prisonnier du canyon. Il revient longuement sur sa vie de sportif, sur les différents exploits qu’il a accomplis et partage avec le lecteur son amour pour la montagne, la nature et les grands espaces. Ces retours en arrière permettent une pause dans la narration de l’horreur et permettent de faire retomber la pression.

En lisant le livre j’ai découvert à quel point Aron Ralston est intelligent et capable de réfléchir à celui qu’il était avant son accident et celui qu’il est maintenant. C’est un homme contre toute apparence très raisonnable et qui a accepté ce qui lui est arrivé pour en faire une composante de sa vie.

 

 

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11 réflexions sur “127 heures – Aron Ralston

    • Le livre et le film sont assez différents. J’ai aimé le film car il rentre tout de suite dans le vif du sujet et la douleur de l’auto-amputation est très bien rendue. Le livre est en revanche moins « violent » et incite, à travers les pensées d’Aron Ralston, à la réflexion sur ce que l’on recherche parfois dans la vie…

  1. Avant le film j’avais vu une émission (j’ai oublié le titre et la chaîne, mais elle ne traite que de cas comme ça) sur ce qu’avait vécu ce gars et sa force mentale. Le livre me plairait bien.

    • C’était peut-être l’émission « Je ne devrais plus être en vie » ? J’aime bien me faire peur en la regardant… Si tu aimes ce genre de sujets je pense que le livre pourrait te plaire et il est moins dur que les reportages que l’on peut voir car notre propre capacité à imaginer les faits fait un peu barrage…

  2. j’ai vu le film qui déjà en soit est bien fait et assez impressionnant. Son livre oui j’imagine que ce n’est moins de donner les details que de parler de reflexions et de ce qu’une expérience comme celle ci peut engendrer comme lecon de vie.

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