Les pays – Marie-Hélène Lafon

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©Buchet Chastel, 2012

En janvier dernier je partageais ici mon coup de cœur pour « L’Annonce » de Marie-Hélène Lafon. C’est donc avec à la fois un certain empressement et une forme de frilosité que j’ai débuté ma lecture de son roman « Les pays ».

Claire est fille d’agriculteurs, dans le Cantal. Elle « monte » à Paris pour ses études et ne quitte ensuite plus la ville qui lui est si inconnue au départ mais qui finalement l’absorbe. Toute sa vie est décrite par la narratrice à l’aune de la double appartenance de Claire : elle est du Cantal et elle est de Paris.

L’écriture de Marie-Hélène Lafon est décidément un vrai régal pour moi. Elle utilise toujours le mot juste, le plus précis. Chez cette auteure pas de phrase à rallonge : quand elle peut utiliser un mot au lieu de trois elle le fait, quitte à provoquer chez son lecteur un besoin de se référer au dictionnaire.

Au-delà de sa plume j’aime aussi le respect dont elle fait preuve à l’égard de ses personnages, des petites gens qui ont un sens aigu du quotidien et une vie faite de labeur et de rares divertissements.

Encore une belle lecture.

Ce roman m’a rappelé :

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©Gallimard, 1986
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6 réflexions sur “Les pays – Marie-Hélène Lafon

    • C’est vrai qu’elle sait trouver les personnages et les mots justes. Je vais avoir la chance de la rencontrer la semaine prochaine dans une médiathèque près de chez moi…

  1. Aaaah ton billet me laisse sur ma faim ! J’ai envie d’en savoir plus sur l’évolution de Claire, sa perception des parisiens, puis du Cantal lorsqu’elle devient parisienne, etc. Est-ce qu’on peut parler de transformation ? Est-ce que sa « parisianisation » se fait sans heurt ?

    • Pour en savoir plus il te faudra le lire… Je ne sais pas si l’on peut réellement parler de transformation car dès l’enfance Claire n’était pas complètement en osmose avec le monde rural dans lequel elle évoluait. En revanche c’est vrai qu’elle est devenue parisienne au fil des années et, plus que Paris, c’est l’université qui a été brutale pour elle : plus qu’à la ville elle s’est heurtée à la littérature, aux mots. C’est un personnage très intéressant et je me demande dans quelle mesure elle témoigne de ce qu’a vécu Marie-Hélène Lafon. J’aurai l’occasion la semaine prochaine de la rencontrer dans une médiathèque, je ne doute pas que le sujet sera abordé…

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