Les douze enfants de Paris- Tim Willocks

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Nous sommes le 23 août 1572. Mathias Tannhauser, chevalier de Malte, arrive à Paris pour y retrouver sa femme Carla. Celle-ci a été conviée à jouer de la musique à la Cour en l’honneur du mariage de Marguerite de Valois et Henri IV. L’atmosphère est étouffante : il fait très chaud et le massacre des Huguenots rassemblés dans la capitale échauffe les esprits. Mathias va tout faire pour sauver sa vie et retrouver sa femme dans une ville en proie à la folie, aux assassinats et aux complots. De son côté, Carla doit elle aussi faire les bons choix pour s’en sortir. Chacun va faire de nombreuses rencontres décisives.

Ce roman fait 936 pages, il repose sur une unité de lieu et une relative unité de temps. Pourtant j’ai eu l’impression de vraiment voyager avec les personnages et de voir les heures défiler avec eux. J’ai été vraiment prise par l’intrigue. Je craignais en entamant ce roman d’être déçue car trop influencée par « La Reine Margot » d’Alexandre Dumas mais en fait ce n’est pas la reine qui est au centre de cette histoire, mais bel et bien des personnages nouveaux, des inconnus plus ou moins puissants.

Plus qu’un roman sur la Saint-Barthélemy, « Les douze enfants de Paris » est un roman qui nous donne à voir la folie de cette époque : manigances politiques, corruption de l’aristocratie, violences gratuites etc… Ici, le Mal est partout. Bien-sûr, le roman est très violent. malgré tout, j’ai repéré quelques mièvreries et quelques scènes un peu exagérées…

Pour conclure je dirais que j’ai aimé ce roman pour l’aventure et ses rebondissements mais, environ 100 pages avant la fin, je me suis lassée des MULTIPLES scènes de combat : trop de descriptions des coups de spontone, lance, dague ou hallebarde etc.. L’auteur semble prendre plaisir à décrire ce genre de scène pour illustrer la folie meurtrière dans laquelle peut basculer son personnage, mais ça a fini par devenir trop pour moi. C’est dommage car j’ai vraiment apprécié l’ensemble de ma lecture et surtout la description du Paris de l’époque (je ne suis pas historienne, donc pas en mesure de relever d’éventuels anachronismes) et j’ai refermé le roman un peu agacée par la longueur du dénouement.

(« Les douze enfants de Paris » est le deuxième tome d’une trilogie ayant Mathias Tannhauser pour héros, mais en dépit des rares allusions au tome 1, ils peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre).

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8 réflexions sur “Les douze enfants de Paris- Tim Willocks

    • C’est exactement ça. Peut-être que des spécialistes de l’époque trouveraient des incohérences dans l’histoire mais pour ma part rien ne m’a gênée et j’ai quand même le sentiment que l’auteur est bien renseigné. Par contre, plus que le sang précisément, c’est vraiment la description précise des combats qui m’a lassée : un paragraphe entier pour t’expliquer comment il tue son ennemi c’est trop long ! Malgré tout, ça reste un roman que je conseille…

    • Dans ce cas je te conseille de passer ton chemin… Il existe sûrement d’autres romans intéressants dont l’action est située dans le même contexte mais qui sont moins longs.

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