LC Long week-end

 

long week endAujourd’hui nous sommes le 30 avril, jour de L.C. chez Adalana… Au programme en cette veille de jour férié : « Long week-end » de Joyce Maynard. 

L’action de ce roman se déroule dans une petite ville américaine, sur 6 jours, au cours du long week-end du Labor Day. Mais les faits racontés vont largement dépasser ces 6 jours et marquer le narrateur, Henry, pour tout le reste de sa vie.

Henry a 13 ans et il vit seul avec sa mère Adèle. Ses parents sont divorcés. Henry voit son père tous les samedis soir, mais c’est sans grand enthousiasme qu’il se plie au rituel du dîner hebdomadaire avec son père, la nouvelle compagne de celui-ci et ses demi-frère et soeur. Il a conscience qu’ils ne forment pas une « vraie » famille. Le reste de la semaine, il vit avec sa mère qui est une femme toujours très belle mais totalement coupée du reste de la société. Son univers se réduit à sa vieille maison jaune et à son fils.

La vie à la fois fade et oppressante d’Henry bascule lorsqu’il rencontre Frank, un prisonnier évadé qui trouve refuge chez lui. Ce qui aurait pu être une sombre histoire de prise d’otage se transforme en une véritable aventure humaine qui se vit à trois. Mais à 13 ans Henry est obsédé par les filles et sa rencontre avec une ado de son âge, Eleanor, va compliquer la donne…

Il est vrai qu’à 13 ans on est rarement bien dans sa peau, mais outre l’adolescence, la vie d’Henry ne lui permet pas de s’épanouir. Il vit avec une mère éteinte sur laquelle il se sent obligé de veiller et qui le confronte régulièrement à la sexualité par des paroles trop crues alors que lui n’aspire qu’à ignorer ce sujet et le garder pour lui seul. Son père, au contraire, ne lui parle pas assez. Cette fragilité que l’on sent chez le jeune garçon va expliquer ses réactions parfois un peu surprenantes au cours de ce long week-end. En fait, en tant que lectrice j’ai eu la même impression qu’Henry : il n’entretient une relation saine avec aucun de ses parents.

Je ne connaissais pas l’écriture de Joyce Maynard et j’ai le sentiment d’avoir découvert avec ce roman une plume qui sait décrire l’humain dans toute sa complexité. L’écriture de Joyce Maynard est tellement efficace que j’ai lu ce roman petit bout par petit bout, à petite dose à chaque fois. Quand je reprenais mon livre j’avais hâte de savoir ce qui allait se passer, mais m’immerger dans l’univers d’Henry s’avérait à chaque fois trop pesant pour y passer des heures.

J’ai le sentiment d’avoir découvert une auteure qui sait déranger son lecteur, et moi qui aime les romans qui bousculent, je n’ai qu’une envie : découvrir d’autres romans de Joyce Maynard.

Merci à Adalana pour cette lecture commune !

LC Maynard

 

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4 réflexions sur “LC Long week-end

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