Voyage en Turquie

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Après trois semaines de lecture peu intense je viens de finir « Le musée de l’innocence » d’Orhan Pamuk.

C’est le premier roman que je lis de cet auteur turc, né à Istanbul en 1952 et Prix Nobel de Littérature en 2006.

Dans « Le musée de l’innocence » il ne se passe finalement pas grand-chose… Kemal Bey est un trentenaire issu de la bourgeoisie industrielle stambouliote. C’est un homme moderne qui a notamment étudié aux Etas-Unis et il s’apprête à épouser la parfaite Sibel, une jeune femme qu’il a lui-même choisie, alors même que dans les années 70 beaucoup de mariages turcs étaient arrangés par les parents. Quelques semaines avant ses fiançailles, Kemal rencontre la superbe Füsun. Ils vivent une passion à laquelle Füsun met fin. Dès lors, Kemal n’aura d’autre objectif que de reconquérir sa belle. Son amour se transforme peu à peu en idolâtrie et obssession, jusqu’à constituer le « musée de l’innocence » consacré à sa vie d’attente de Füsun.

Bien plus que l’histoire en elle-même, qui présente quelques longueurs, c’est l’écriture d’Orhan Pamuk qui m’a accrochée. Je garde d’elle une impression de calme et de sobriété. Chaque mot et chaque tournure de phrase semble précisément choisi.

J’ai évoqué plus haut les personnages de Kemal et Füsun, mais le troisième protagoniste de l’histoire est Istanbul. Avec ce roman j’ai vraiment eu l’impression de m’évader. La ville est décrite avec minutie : Orhan Pamuk évoque bien-sûr les noms des rues, mais il souligne aussi toujours certains détails du paysage et du décor, il décrit les odeurs qui parcourent la ville, convoque toujours au bon moment les objets du quotidien.

Outre la ville, j’ai aussi découvert la haute société stambouliote des années 70 : l’importance des apparences, le sens de l’honneur qui prend une toute autre ampleur chez les femmes qui se doivent de garder leur virginité et leur dignité jusqu’au mariage.

Tout au long de ma lecture je me suis beaucoup interrogée sur ce qu’Orhan Pamuk avait mis de lui dans ce livre. En quoi Kemal Bey lui ressemble-t-il ? Ou au contraire, en quoi ne lui ressemble-t-il pas ?

En empruntant ce roman je n’étais pas sûre de mon choix. Mais finalement j’ai aimé le lire dès les premières lignes.

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2 réflexions sur “Voyage en Turquie

  1. A noter alors ! Je connais très peu d’auteur turque à part Elif Shafak dont j’aimerai beaucoup découvrir l’oeuvre ^^ Je note cet auteur ci aussi donc 😉

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