Un très beau recueil de nouvelles

taniguchi« L’homme de la toundra » est un magnifique recueil de nouvelles  toutes plus soignées les unes que les autres, comme sait si bien en écrire et illustrer Jirô Taniguchi.

Au cours des 6 nouvelles qui composent cette BD, nous voyageons avec les personnages… Nous partons en quête d’or dans les étendues glacées du Klondike, près de la frontière entre le Canada et l’Alaska; nous accompagnons un matagi, c’est-à-dire un chasseur d’ours, dans les montagnes du Japon; nous assistons à l’ultime migration d’une baleine à bosse dans la mer de Béring…

Quelques-unes de ces nouvelles sont un hommage à « L’appel de la forêt » et « Croc-Blanc » de Jack London, et le talent de Taniguchi en fait un hommage très esthétique et sensible.

Dans ces histoires, l’auteur nous transporte auprès d’hommes qui vivent dans une nature extrême et qui, par la force des choses, sont face à elle pour y survivre. Malgré tout, pas de manichéisme ici. L’auteur n’oppose pas des hommes faibles et méritants à une nature injustement cruelle. Il illustre plutôt la difficulté de vivre dans des milieux hostiles, difficulté qui amène chacun à lutter pour sa survie, que l’on soit homme ou animal. Il nous rappelle également que même ceux qui sont proches de la nature par leur culture ou leur métier la méconnaissent en partie et on encore à apprendre d’elle.

Dans ce recueil, une nouvelle m’a semblé à part : « Les appartements de Shôkarô ». Comme son titre l’indique, dans cette histoire, tout se passe en intérieur. J’ai trouvé qu’insérer cette nouvelle dans ce recueil donne finalement encore plus de force aux autres récits dans lesquels les hommes sont confrontés à la nature.

« L’homme de la toundra » révèle une fois encore l’étendue du talent de Taniguchi.

 

 

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3 réflexions sur “Un très beau recueil de nouvelles

  1. Ah, Taniguchi… c’est toujours un bonheur d’entrer dans ses nouvelles, ciselées, pleines de simplicité et d’humanité… J’aime aussi beaucoup « l’orme du Caucase », « terre des rêves » ou « l’homme qui marche ».

  2. Je me disais qu’il y avait comme un petit air de « Croc-blanc », avec cette thématique de confrontation avec la Nature et les forces qui l’animent ! Merci pour cette référence 🙂

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