Prix Pulitzer 1961

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J’ai repéré « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » en lisant « La couleur des sentiments ». En effet, dans le roman de Kathryn Stockett l’action se situe en 1962, soit deux ans après la publication du livre d’Harper Lee, et ses personnages y font référence à plusieurs reprises. D’autre part, Bianca l’a intégré dans son challenge « Les 100 livres à avoir lu ». J’avais donc deux bonnes raisons de m’y plonger, et j’en ressors plutôt satisfaite…

« Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » se déroule dans les années 30 en Alabama. Les années 30 dans un Etat du Sud des Etats-Unis ? Avant même d’ouvrir ce roman, on s’attend à plonger dans une Amérique marquée par la ségrégation. C’est effectivement dans cette ambiance que se déroule l’histoire tissée par Harper Lee, mais pas seulement…

Scout a 8-9 ans et vit avec son père Atticus, son frère Jem et leur domestique noire, Calpurnia. C’est une petite fille extrêmement intelligente et pour elle les années scolaires se suivent et se ressemblent par leur fadeur et leur morosité. Heureusement que les vacances d’été lui permettent de retrouver son ami Dill ainsi que la liberté propre aux enfants qui passent leur journées ensoleillées dehors. Pour pimenter un peu leurs vacances, dans leur petite ville de Maycomb qu’ils s’imaginent, par candeur enfantine, un peu trop calme, ils s’imaginent avoir pour voisin un être mi-homme mi-monstre qui s’en prend aux enfants…

Scout va perdre un peu de son innocence quand son père, qui est avocat, va être commis d’office pour défendre un homme noir face à des Blancs qui l’accusent de viol. Le procès va être un véritable révélateur pour Scout qui se retrouvera confrontée à la réalité dans laquelle elle évolue mais dont elle était protégée jusqu’alors. Elle va comprendre que la ville de Maycomb n’est pas exactement celle qu’elle croyait connaître dans sa prime enfance. Elle va découvrir « la vie impossible qu’imposent les Blancs aux gens de couleur sans même prendre la peine de penser qu’ils sont eux aussi des êtres humains ».

Le procès donne véritablement un second tour au roman. Le rejet des Noirs apparaît beaucoup plus clairement, mais ce roman ne porte pas uniquement sur la condition des hommes de couleur. Harper Lee attire également notre attention sur la situation des femmes dans la société des années 30, sur celle des pauvres et des enfants. « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » est un roman sur l’Homme, avant tout. L’auteur souligne les préjugés dont chacun fait preuve, mais aussi la bonté et l’ouverture d’esprit de certains.

C’est un roman profond, plus complexe qu’il n’y paraît. Selon moi, c’est typiquement le genre de roman à pouvoir être lu une deuxième fois pour en saisir plus amplement le propos. Et c’est un roman qui peut être lu par des femmes aussi bien que des hommes, en 2013 aussi bien qu’en 2023…

 

J’ai lu ce roman dans le cadre du challenge proposé par Bianca : 

challenge sur le site de Bianca

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7 réflexions sur “Prix Pulitzer 1961

  1. Merci pour cette 3è participation ! Je n’ai pas encore lu ce livre mais je compte bien y remédier dans le cadre du challenge, je n’en ai lu que du bien et ton billet confirme que c’est un très bon roman !

  2. je le lis aussi en ce moment, et je suis d’accord avec toi sur son intemporalité. c’est encore un texte fort aujourd’hui.

  3. C’est ma plus belle découverte de cette année! Le plus fort dans ce roman je trouve que c’est surtout sa description très juste de l’enfance! Tout le monde me s’y reconnaître!

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