Une série rafraîchissante !

J’ai plaisir à rédiger un billet sur une série qui n’est plus toute récente mais que je viens seulement de lire : « Aya de Yopougon » de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie.

J’ai adoré cette série, quel délice de retrouver chaque soir ses personnages !

Ici, pas de chronologie précise. On sait seulement que l’action s’ouvre en 1974 et l’on devine qu’elle se clôt dans les années ’80. Aya est une belle jeune fille qui vit à Yopougon, un quartier d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. Elle est très proche de ses deux amies, Adjoua et Bintou. Au cours des 6 tomes que compte cette série, on suit leurs aventures mais aussi celles de ceux qui les entourent, découvrant ainsi une belle galerie de personnages.

Pour résumer, je dirais que chaque personnage est en quête de quelque chose. Aya cherche le bonheur des autres et oublie un peu trop le sien, Adjoua se cherche une situation et Bintou se cherche un homme… Quant à Inno, le coiffeur du quartier, il cherche l’amour tandis que Moussa, le fils d’un riche patron, cherche la reconnaissance. Pour en savoir plus sur Grégoire, Albert, Mamadou, Rita etc… je vous laisse lire la BD ! Il faut absolument découvrir la mère d’Albert, qui est une vraie Tatie Danielle en puissance !

Dans une préface au premier tome, Anna Gavalda souligne qu’il ne s’agit pas ici de l’Afrique aux « chiffres affreux, courbes tristes et coups d’Etat à répétition ». Et c’est vrai que cette série est avant tout drôle. Elle repose sur des personnages attachants et le recours à de nombreux proverbes ivoiriens allège bien souvent le propos. J’en ai d’ailleurs choisis quelques-uns, que je trouve particulièrement éloquents : « quiconque ne veut pas manger, ne veut pas non plus aller à la selle« , « pas besoin d’eau potable pour éteindre l’incendie« , « les oreilles ont beau pousser, elles ne dépasseront jamais la tête » ou encore « un bout de bois, même resté longtemps dans l’eau, ne sera jamais un caïman« .

Malgré tout, cette BD n’est pas naïve. Les personnages ont tous des problèmes, et plusieurs d’entre eux aspirent à partir vivre en France, malgré les avertissements de ceux qui en reviennent après n’y avoir trouvé que pauvreté et difficultés.

A la fin de chaque tome Marguerite Abouet nous livre des « bonus ivoiriens ». Elle sait de quoi elle parle car elle vit en France mais est née à Abidjan. Elle a bien-sûr mis un peu de sa propre histoire dans cette série.

J’espère retrouver un peu de plaisir en allant voir l’adaptation des 2 premiers tomes au cinéma ! (sortie nationale le 17 juillet).

 

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