Je n’ai encore rien vu venir !

annee volcanChaque fois que je me plonge dans une enquête (sous forme littéraire ou cinématographique) je me dis : « cette fois-ci je fais attention à tous les détails », « je ne me laisse pas berner et je résous l’enquête avant l’enquêteur »… et bien que nenni ! Soit je suis d’une grande naïveté qui m’empêche de voir la réalité en face, soit les auteurs sont assez doués pour tromper le lecteur…

C’est effectivement le cas de Jean-François Parot. J’ai découvert cet auteur et son personnage Nicolas Le Floch, commissaire de police, avec le roman « L’année du volcan ». Je n’ai pas lu les aventures précédentes, je ne peux donc pas comparer. Je peux simplement dire que je me suis laissée porter par cette enquête.

Le 13 juillet 1783, le marquis de Trabard, un proche de la reine Marie-Antoinette, est retrouvé mort piétiné par l’un de ses chevaux. La Reine charge Nicolas Le Floch d’élucider ce meurtre. Il va progressivement se retrouver face à 3 mystères : qui a tué Trabard ? qui est cet homme mystérieux nommé Cagliostro ? quid de cet automate turc imbattable aux échecs et qui fait tant parler de lui à Paris ? Mais toute la difficulté de l’enquête va essentiellement reposer sur le fait que la Reine en est à la fois à l’origine, et à la fois un obstacle à sa résolution. En effet, comment mener à bien une enquête quand celle-ci se heurte à la raison d’Etat ? Car Nicolas va détenir des informations compromettantes pour les plus hautes sphères de la royauté…

Cette nouvelle enquête se déroule en plein été 1783, dans une atmosphère alourdie et empestée par un brouillard étrange, tandis qu’en Islande un volcan vient d’entrer en éruption…

Jean-François Parot m’a tenue en haleine jusqu’à la fin. La multiplicité des personnages, qu’il s’agisse de Louis XVI ou des pauvres gamins des rues, m’a fait ressentir la difficulté pour tout enquêteur de recouper différents témoignages et de démêler le vrai du faux. J’ai également apprécié l’écriture de l’auteur : il apporte autant de soin à la langue du récit qu’à celle des dialogues.

Un seul bémol, selon moi : en tant que lecteur on retrouve parfois brutalement l’auteur derrière son texte, car Jean-François Parot introduit beaucoup de précisions utiles sur la société et la vie au XVIIIème siècle. Cependant, c’est parfois un peu trop pédagogique.

Mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier ce roman policier…

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3 réflexions sur “Je n’ai encore rien vu venir !

    • Tu veux dire que tu as du mal avec son écriture ? ses intrigues ? ses personnages ?
      Pour ma part c’était le premier livre que je lisais de cet auteur. Beaucoup de blogueuses en parlent, j’ai donc voulu essayer. Je pense que j’en lirai au moins un autre pour me faire un avis plus poussé. J’ai passé un bon moment avec ce livre, même s’il ne m’a beaucoup marquée.

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