Je suis déçue…

dolfiJe viens de terminer « Dolfi et Marilyn » de François de Saintonge (pseudonyme). C’est sans grand regret que je l’ai refermé et je n’aurai aucun mal à passer à autre chose…

2060. Tycho Mercier est professeur d’Histoire à la Sorbonne. Il est passionné par la Seconde Guerre Mondiale et a transmis sa passion à son fils, Bruno. Un jour, en rentrant du travail, il trouve un clone d’Adolf Hitler installé dans son salon. Son ex-femme l’a gagné à une loterie organisée par un supermarché. Mais si le clonage d’êtres humains morts depuis au moins 70 ans est légal, les clones d’Adolf Hitler sont interdits… Le premier réflexe de Tycho est de s’en débarrasser, mais il découvre ce qu’il advient des clones retournés à leur société de fabrication… Le voilà bien embarrassé avec ce double du Fürher chez lui, et comme si ça ne suffisait pas, la malchance l’amène à héberger un clone de Marylin Monroe ! Ce professeur qui avait auparavant une vie bien tranquille va se débattre avec sa double charge et ses interrogations éthiques…

A travers ce roman, l’auteur nous conduit à nous interroger sur ce que pourrait être une société autorisant le clonage d’êtres humains. Comment alors distinguer un clone d’un individu conçu naturellement ? Comment éviter la contrebande ? Comment considérer un clone : comme un être vivant à part entière ou comme un produit manufacturé répondant à la demande d’un marché ?

Mais au-delà de ces interrogations autour du clonage, François de Saintonge souligne également l’existence du néo-nazisme ainsi que la menace perpétuelle d’une répétition de l’Histoire.

Ce roman se lit facilement, l’écriture est plutôt légère. Malgré tout j’ai mis plus de temps que je ne l’aurais cru à le lire car je n’étais jamais impatiente de le retrouver. Je ne me suis pas attachée aux personnages, je n’ai éprouvé aucune empathie à leur égard. Ce livre n’est pas sans intérêt, il est nourri de références historiques, mais elles sont parfois introduites maladroitement. Elles m’ont donné le sentiment que l’auteur voulait à tout prix montrer son érudition.

En plus, la dernière partie du roman traîne en longueur et la fin n’est pas très recherchée…L’auteur a eu recours à une chute maintes fois exploitée en littérature.

 

Dolfi et Marylin. François de Saintonge. B. Grasset, 2013.

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4 réflexions sur “Je suis déçue…

    • Et non, malheureusement… Je crois qu’un bon roman repose avant tout sur une bonne écriture. Je m’intéresse à tout dès lors que c’est bien transmis. Je ne ne dis pas que l’écriture de François Saintonge est mauvaise, mais il lui manque un petit quelque chose.

  1. honnêtement, il m’intéresse pas beaucoup (la méchante !) mais je trouve que les deux sujets : clonage et nazisme, font un mélange très étrange ! Et si en plus l’écriture manque d’un petit quelque chose, ça m’attire pas plus que ça ! Mais contente que tu es réussi à le terminer =D

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